Quand nous avons commencé l’IEF, ce qui nous guidait n’était pas un désir d’efficacité à tout prix, mais l’envie d’un apprentissage serein, respectueux du rythme de notre enfant.
La lecture ne devait pas être une performance, mais une découverte — un chemin naturel, guidé par la curiosité plutôt que par la pression. C’est dans cet esprit que nous avons choisi d’explorer d’abord Philosophie Montessori, puis Apili. Voici pourquoi ces deux approches ont transformé l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pour Eden, mais avant il existe une grande question !
Le grand débat : faut-il apprendre le nom des lettres ou leur son en premier ?
C’est l’un des sujets qui divise le plus les pédagogues… et les parents. Faut-il commencer par le nom des lettres (“bé”, “dé”, “elle”) ou par leur son (“b”, “d”, “l”), celui qu’on utilise réellement pour lire ?
Certaines méthodes privilégient l’apprentissage du son, car c’est lui qui permet d’entrer dans la lecture. D’autres défendent le nom, estimant qu’il donne un repère stable et utile pour la vie quotidienne : reconnaître les lettres dans les panneaux, épeler son prénom, se repérer dans l’alphabet.
De notre côté, avant même l’IEF, nous avons choisi quelque chose de très simple apprendre d’abord le nom des lettres, de manière intuitive. Cela a donné un cadre clair, rassurant, du type “voici le A, voici le B, voici le C”.
Mais lorsque la lecture a commencé à pointer le bout de son nez, j’ai introduit les sons de façon ludique : exactement comme les animaux font des bruits, les lettres en font elles aussi !
Eden découvre les syllabes (sept.2024)
Le chien fait “ouaf”, le chat “miaou”… alors le A fait “aaaa”, le B “bbb”, le M “mmmm”.
Pour Eden, ce déclic a été immédiat. Comprendre que chaque lettre “vit”, “chante”, “résonne” lui a permis de faire le lien naturellement entre nom et son. La lecture n’était plus un code mystérieux, mais un jeu : un jeu de bruits, un jeu de reconnaissance, un jeu de sens.
Avec le recul, je me rends compte d’une chose :
Il n’existe pas une seule voie universelle, mais une voie par enfant.
Apprendre le nom, apprendre le son, ou les deux en parallèle… ce qui compte réellement, c’est l’adaptation, la douceur, la cohérence. Comme une empreinte digitale, le chemin d’apprentissage est unique.
Et c’est cela, la vraie pédagogie à mon sens :
Observer l’enfant, écouter ce qui résonne en lui, et avancer avec ce qui fonctionne.
Eden lit ses premiers mots (nov. 2024)
Pourquoi Philosophie Montessori a guidé nos premiers pas
Quand on débute l’aventure de l’Instruction en famille ou lorsqu’on accompagne son enfant à la maison, on est souvent submergés par la multitude de méthodes, d’approches, de conseils. Dans ce flot, Philosophie Montessori se distingue comme un repère sérieux et rassurant.
Le programme Petits Lecteurs Montessori ne s’adresse pas uniquement aux enfants prêts pour l’école, mais dès le tout jeune âge — souvent dès 2 ou 3 ans. Il propose une démarche progressive, respectueuse, adaptée à la plasticité naturelle de la petite enfance. À un âge où l’enfant développe le langage, la conscience des sons, l’écoute, la compréhension phonologique, ce programme combine les principes classiques de la méthode Montessori avec des outils concrets : lettres rugueuses, alphabet mobile, matériel sensoriel, jeux sonores, supports visuels, cartes, petits livrets… Tout est pensé pour éveiller la curiosité, faire naître le goût des lettres, sans en faire une corvée.
Ce que j’ai trouvé le plus précieux : l’accès à des ressources immédiatement utilisables — pas besoin d’investir dans un matériel coûteux ou de préparer des heures d’activités. Les supports sont simples à imprimer, facilement manipulables, et les vidéos explicatives montrent comment accompagner l’enfant, pas comme un professeur, mais comme un guide. Cela ouvre la porte à une initiation à la lecture accessible, même pour des parents qui n’ont pas de formation pédagogique.
Le format est pensé pour un usage quotidien, mais léger : quelques minutes suffisent, pas besoin de longues séances. Cette régularité douce assure une imprégnation progressive des sons, des formes, du langage écrit. Aucun stress, aucune pression : juste l’invitation à explorer, à observer, à laisser l’enfant avancer à son rythme.
Avec tout cela, le programme devient une véritable porte d’entrée vers l’autonomie : l’enfant découvre la lecture dans la douceur, à son rythme, sans pression, tout en construisant des bases solides. Pour un parent qui désire accompagner son enfant dans la bienveillance et l’attention, Philosophie Montessori offre un cadre rassurant, structuré et durable.
Apili, quand l'humour devient un outil pour la lecture
Ce qui a véritablement transformé l’apprentissage de la lecture pour Eden, c’est l’arrivée d’Apili. Cette méthode, créée par un orthophoniste et pensée pour les enfants — y compris ceux qui manquent de confiance, de motivation ou qui rencontrent des difficultés — repose sur un pilier souvent oublié : l’humour. Les textes sont drôles, les situations décalées, les personnages attachants, et les illustrations très colorées. Pour Eden, qui a besoin d’un cadre rassurant mais aussi d’un vrai plaisir d’apprendre, ça a été un déclic immédiat. Il riait, commentait les dessins, voulait “lire la suite”, ce qui a instantanément fait grimper sa motivation.
Ce parti pris n’est pas anecdotique : Apili explique très bien que la recherche montre que l’humour améliore la concentration, diminue le stress et facilite la mémorisation. C’est exactement ce que nous avons observé à la maison. Là où une méthode classique aurait pu le lasser, Apili l’a capté, stimulé, impliqué.
L’autre force d’Apili, ce sont ses supports variés : manuels, cartes de lecture, jeux de syllabes, exercices simples mais efficaces… Cela permet d’adapter les séances au profil de l’enfant. Parfois, Eden a envie de manipuler les cartes ; d’autres jours, il préférait lire une courte page du manuel illustré. Cette diversité évite la monotonie et répond aux besoins d’un enfant qui apprend en mouvement, en jouant, en visualisant.
Enfin, l’aspect visuel de la méthode joue un rôle essentiel : mise en page aérée, lettres muettes grisées, syllabes colorées, police lisible… tout est pensé pour rendre la lecture intuitive, réduire la charge cognitive et aider l’enfant à faire les bons repérages.
Pour Eden, le mélange humour + illustrations + supports ludiques a été comme une bouffée d’air dans son parcours d’apprentissage. Aujourd’hui Apili, fait parti de notre rituel du jour et Eden lit avec plaisir et fluidité.
Pour un parent, voir son enfant rire en apprenant… c’est un indicateur qui ne trompe pas : la méthode est bien choisie.
Aujourd’hui, Eden lit, écrit, s’exprime — avec plaisir, confiance et autonomie. Ce n’est pas le fruit d’une méthode “miracle”, mais d’un accompagnement patient, structuré et respectueux.
Philosophie-Montessori a permis l’éveil, la curiosité, la rencontre avec les lettres. Apili a structuré le chemin, consolidé les acquis avec une grande dose d'humour.
L’apprentissage de la lecture et de l’écriture peut être rapide, lent, mais il est extraordinairement riche.
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Commentaires
Un super article complet très complet et très bien écrit 😍 merci de faire découvrir ces méthodes et leurs fonctionnement